Fear and Loathing in India

par duanermiles

L’Inde, matriochka de pays. Les paysages changent; encore; passent de la pure virginité naturelle a la saleté pénétrante, violente et humaine sans respect aucun de l’intimité du corps de l’endroit. Pas d’avortement possible. Vertes montagnes du Seigneur des Anneaux, vastes étendues vallonnées tropicales, Apocalypse Now.

Le bus roule, imperturbable, malgré les trous creusant de la corruption sur la route. Les singes crient.

Prochaine étape: Manali, l’herbe y est des plus verdoyante, la terre fertile offre son grain de bonheur. Fumée âpre.

Village encore une fois médiévalement moderne. Traditions et coca cola. Les klaxons découpent l’air, la cithare la fait résonner, l’Enfield répand son ronronnement sauvage et viril. Une vache casse le rythme routier, situation absurdement normale.

Les odeurs reviennent, sueur épicée, l’Inde mendiante est la. Toujours. L’humidité colle, salit, écorne, lasse. Sympathique rencontre parisienne. La familiarité rassure, apaise.

Bruits de perles qui s’entrechoquent, le Sâdhu mystique au visage mi sel mi brun lévite. Sa toge orange et blanche flotte, ses colliers rythment. Son regard lit, sa pensée comprend, son âme contemple. Un chilum fumant est présent, un autre monde aussi.

Renaud-Selim

 

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